Quest ce qu’un court-circuit ? Plusieurs test Ă©taient rĂ©alisĂ©s afin de rĂ©pondre Ă  cette question. Visionnez cette vidĂ©o et rĂ©pondez aux questions. Ensuite vous pratiquez des. Testez cette expĂ©rience avec l’animation . Qu’est-ce qu’un court-circuit ? Tester cette animation comme vous l’avez visionnĂ© sur la vidĂ©o prĂ©cĂ©dente. EntraĂźnez-vous pour mieux Briggs& Stratton exĂ©cute l'une de ces sorties Ă  travers un redresseur pour produire un circuit continu, ou courant continu. En substance, cet alternateur produit du courant alternatif-AC et du courant continu. Objectif. Les circuits AC et DC sont utilisĂ©s pour alimenter diffĂ©rents accessoires sur l'Ă©quipement de pelouse. Le circuit AC Entermes simples et pratiques, un court-circuit est un chemin indĂ©sirable ou involontaire que le courant peut emprunter et qui contourne les itinĂ©raires que vous voulez rĂ©ellement qu'il emprunte. Il s'agit normalement d'un chemin Ă  faible rĂ©sistance entre deux points de Quest-ce qu'un court-circuit BoĂźtier? Il ya beaucoup de problĂšmes qui peuvent survenir dans les gazoducs qui peuvent causer de travailler correctement. Un tel problĂšme est boĂźtier court-circuit. Identification BoĂźtier en court-circuit se produit lorsque l'enveloppe qui recouvre un tuyau Quest-ce qu’un circuit training ? Le circuit training est une mĂ©thode d’entraĂźnement qui consiste Ă  rĂ©aliser plusieurs exercices les uns aprĂšs les autres, avec pas ou trĂšs peu de temps de rĂ©cupĂ©ration. Une fois la totalitĂ© des mouvements effectuĂ©s, l’enchainement est repris depuis le dĂ©but. Le circuit training aurait Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par R.E. Morgan et G.T. Anderson en IQu’est-ce qu’un court-circuit ? 1) ActivitĂ© expĂ©rimentale : Manip Ă©lĂšve a RĂ©alise un circuit comprenant un gĂ©nĂ©rateur qui alimente deux lampes en sĂ©rie. SchĂ©matise-le. b Branche un fil de connexion en dĂ©rivation entre les bornes d’une lampe. SchĂ©matise-le. c Que constates-tu ? ‱ Lorsque l’on branche un fil de connexion en dĂ©rivation aux bornes d’une lampe (L1), celle Uncournt de court-circuit s'Ă©lĂšve lorsque l'on se rapproche de la source. Un courant de court-circuit s'attenue lorsque l'on sĂ©loigne de la source. En tout point d'un ouvrage ou d'une installation, le court-circuit est diffĂ©rent car il depĂ©nd de l'impĂ©dance de la ligne, de la tension et de la puissance disponible. Uncourt-circuit, c'est faire passer le courant Ă©lectrique par un chemin plus court. Un court-circuit est un appareil empĂȘchant la sur-intensitĂ© d'un circuit Ă©lectrique. Court-circuiter un dipĂŽle, c'est relier les deux bornes du dipĂŽle directement avec un fil de connexion. Court-circuiter un dipĂŽle, c'est remplacer un fil de connexion Lavente Ă  la ferme, les marchĂ©s, les amap, la Ruche qui dit Oui et autres groupement d'achat sont des rĂ©ponses. Toutes ses circuits courts ne se valent pas car il peut parfois y avoir des intermĂ©diaires. Il ne s'agit pas systĂ©matiquement de vente directe. Tentons d'y voir plus clair ! Qu’est-ce qu’un circuit court alimentaire ? UneĂ©norme quantitĂ© de courant circule Ă©galement lors d'un court-circuit, et elle peut gĂ©nĂ©rer suffisamment de chaleur pour dĂ©clencher un incendie, mais elle provoque rarement une Ă©lectrocution. La raison pour laquelle ce n'est pas le cas, c'est que le courant reste dans le circuit Ă©lectrique et ne fuit pas, comme c'est le cas en cas de dĂ©faut Ă  la terre. Cependant, CFtz6c. AccueilMaisonDĂ©finitionsMaisonCoupe-circuit qu'est-ce que c'est ?Le coupe-circuit sĂ©curise un systĂšme Ă©lectrique. Ici, un disjoncteur. © Volker2342, CC BY SA Flickr Le coupe-circuit est un appareil intĂ©grĂ© Ă  un systĂšme Ă©lectrique. Son rĂŽle est sĂ©curitaire. En effet, l'Ă©lectricitĂ© est une Ă©nergie trĂšs utile mais aussi dangereuse. Son utilisation comporte de nombreux risques pour l'ĂȘtre humain, comme les brĂ»lures, les syncopes, l'asphyxie, etc. Il est donc indispensable de respecter la rĂ©glementation en vigueur. DiffĂ©rentes mesures sont prĂ©conisĂ©es, et en premier lieu l'isolation des Ă©lĂ©ments d'une installation fils, cĂąbles...RĂŽle du coupe-circuitLe coupe-circuit est l'un des Ă©lĂ©ments indispensables et obligatoires pour Ă©viter tout risque de dommage. Manuel ou automatique, il permet d'arrĂȘter le passage de l'Ă©lectricitĂ© dans le circuit lorsque l'intensitĂ© est trop forte, et ainsi d'Ă©viter un risque d'incendie. On peut citer aussi le fusible, le disjoncteur, le sectionneur ou le relais Ă©lectromĂ©canique. En fonction des catĂ©gories d'appareils employĂ©s et du systĂšme Ă©lectrique en place, le coupe-circuit rĂ©pond Ă  d'autres normes d' vous intĂ©ressera aussiIntĂ©ressĂ© par ce que vous venez de lire ? Depuis 1999, un circuit court» est dĂ©fini officiellement par le ministĂšre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la PĂȘche comme un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, Ă  condition qu’il n’y ait qu’un seul intermĂ©diaire ». Sommaire Circuits courts, quels avantages pour le consommateur ? Circuits courts, quels avantages pour le producteur ? Les principaux circuits courts existant À lire aussi Circuits courts, quels avantages pour le consommateur ?En achetant ses produits frais avec peu ou pas d’intermédiaires, le consommateur s’assure de disposer de produits très frais, qui n’ont pas passé beaucoup de temps dans les transports. De plus, il sait d’où viennent les produits, peut se renseigner sur la manière dont travaille le producteur, les variétés utilisées. C’est l’occasion aussi de faire travailler un producteur de sa région et de lui assurer un revenu plus important qu’en passant par un circuit de distribution de type supermarché. Notons aussi l’impact écologique réduit par rapport à des produits ayant parcouru de grandes distances. Circuits courts, quels avantages pour le producteur ?En vendant avec peu ou pas d’intermédiaire, le producteur touche entre 80 et 100 % du prix de vente, ce qui est bien supérieur à ce qu’il touche en vendant aux autres circuits de distribution où de nombreux intermédiaires prennent leur part certains producteurs peuvent toucher moins de 30 % du prix de vente final. De plus, il crée une relation de proximité avec les principaux circuits courts existantLa vente en direct chez le producteur, parfois sous forme de cueillette, agréable et pédagogique pour les enfants. Retrouvez les producteurs qui vendent en direct près de chez vous via Les marchés où les producteurs viennent vendre leurs produits on reconnaît les producteurs au fait qu’ils ont souvent moins de produits que les autres. Vente via un intermédiaire d’achat groupé type La Ruche qui dit oui chaque semaine ou chaque quinzaine selon les ruches, on fait son choix en ligne parmi des produits de saison, puis on récupère sa commande dans un crĂ©neau horaire donnĂ©, en rencontrant certains producteurs. Le rĂ©seau compte prĂšs de 700 ruches partout en France. ​Vente de paniers de saison via une Amap on paie un abonnement qui donne droit chaque semaine à un panier de saison mais en général on ne peut pas choisir ses produits, même si certains producteurs sont plus arrangeants. Vente de paniers de saison via une box sans engagement comme Potager City Sans engagement, vous avez les choix entre 3 paniers mĂ©lange de fruits, mĂ©lange de lĂ©gumes, ou mĂ©lange de fruits et lĂ©gumes, Ă  partir de 10,90€. Les fruits et lĂ©gumes sont toujours de saison, et sĂ©lectionnĂ©s en prioritĂ©s localement et dans des cultures bio ou raisonnĂ©es. Vente par correspondance via le site Internet du producteur ou via un site regroupant plusieurs producteurs, comme lire aussi Tout savoir sur le bioPeut-on faire confiance au bio de l'Ă©tranger ? Les circuits courts sont dans l’air du temps. SĂ©bastien Pelka a accordĂ© un long entretien Ă  WikiAgri sur ce sujet, en estimant que ce mode de distribution est la bonne rĂ©ponse aux interrogations des consommateurs et des producteurs. Il donne mĂȘme ici les clefs pour aider les magasins de producteurs Ă  rĂ©ussir sur le plan commercial. Le contexte actuel semble ĂȘtre particuliĂšrement favorable aux circuits courts que le ministĂšre de l’Agriculture dĂ©finit comme un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, Ă  condition qu’il n’y ait qu’un seul intermĂ©diaire entre l’exploitant et le consommateur ». Les consommateurs ont besoin de rĂ©assurance et de transparence, ainsi que l’affirme le rĂ©cent rapport du Think tank agroalimentaire, Quels chantiers pour restaurer la compĂ©titivitĂ© de la filiĂšre alimentaire française ?. Ils veulent donc des produits de qualitĂ©, des produits qui soient bons pour la santĂ©, et peu ou pas nuisibles Ă  l’environnement. Ils souhaitent aussi connaĂźtre le producteur et son produit, ainsi que leur histoire, favoriser les producteurs locaux et l’économie des territoires, etc. Les producteurs, quant Ă  eux, on le voit bien dans la crise actuelle, ont besoin d’ĂȘtre assurĂ©s de vendre leurs produits Ă  un prix supĂ©rieur Ă  leurs coĂ»ts de production et d'avoir des canaux de distribution leur garantissant une sĂ©curitĂ© des dĂ©bouchĂ©s. Enfin, les intermĂ©diaires traditionnels sont, Ă  tort ou Ă  raison, de plus en plus dĂ©criĂ©s et perçus comme inutiles, voire nuisibles Ă  la fois pour le consommateur et pour le producteur. C’est ce qui explique en grande partie, par exemple, le succĂšs de l’économie collaborative ou le processus d’ ubĂ©risation » de secteurs d’activitĂ© toujours plus nombreux. Dans un tel contexte, les circuits courts ne sont sans doute pas la panacĂ©e, c’est-Ă -dire la Solution avec un grand S pour sortir de la crise agricole et de la crise de dĂ©fiance d’une partie des consommateurs vis-Ă -vis du mode de production agricole intensif et du mode de transformation des denrĂ©es agricoles opĂ©rĂ© par les industries agroalimentaires. Les spĂ©cialistes expliquent mĂȘme que cela ne garantit pas nĂ©cessairement une meilleure qualitĂ© des produits, que ce n’est pas nĂ©cessairement mieux pour l’environnement que les circuits longs et mĂȘme que les ventes en circuits courts sont moins importantes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient il y a quelques annĂ©es, en particulier en raison de la multiplication des rĂ©glementations de toutes sortes qui tendent Ă  limiter leur dĂ©veloppement. Il est nĂ©anmoins Ă©vident qu’aujourd’hui les circuits courts sont bien dans l’air du temps. Ils sont, dans une certaine mesure, le reflet de la tentation d'une sociĂ©tĂ© française en manque de repĂšres d’en revenir quelque peu aux fondamentaux », Ă  une certaine forme de tradition et de relocalisation rassurantes dans un contexte global oĂč le monde apparaĂźt de plus en plus effrayant. Pour en savoir plus sur les circuits courts, WikiAgri a donc dĂ©cidĂ© de s’adresser Ă  SĂ©bastien Pelka, que certains surnomment le Etchebest du commerce » et qui est l’un des meilleurs connaisseurs de ce mode de distribution, et sans doute l’un de ses plus ardents dĂ©fenseurs. Il nous a accordĂ© un long entretien sans langue de bois. Il y dĂ©fend notamment l’idĂ©e que les circuits courts sont bons Ă  la fois pour les consommateurs et pour les producteurs, que les magasins de producteurs doivent se professionnaliser et que les producteurs doivent en consĂ©quence devenir des commerçants Ă  part entiĂšre s’ils veulent rĂ©ussir. Il distingue Ă©galement les circuits courts qu’il juge authentiques » d’autres qui se prĂ©sentent nĂ©anmoins comme tels. Enfin, il donne les clefs de la rĂ©ussite commerciale dans le domaine des circuits courts. Les outils commerciaux mĂ©connus du monde agricole Pouvez-vous vous prĂ©senter ? Je m’appelle SĂ©bastien Pelka, j’ai 42 ans et suis au service de mes clients depuis 2 ans maintenant. Je suis un professionnel atypique de la distribution qui a une expĂ©rience globale et complĂšte du sujet. J’ai une expĂ©rience terrain trĂšs forte et diversifiĂ©e Ă  laquelle s’allie une expĂ©rience thĂ©orique et stratĂ©gique complĂšte qui me positionnent en expert opĂ©rationnel global des points de vente, des points de contact avec la clientĂšle. Mon expertise terrain est Ă  grand angle vente en marchĂ©, magasins de produits Bio, magasins de producteurs, exploitations agricoles, salons de coiffure, pharmacies et cabinets kinĂ©, et bien sĂ»r la grande distribution indĂ©pendants et intĂ©grĂ©s sur les formats drives, proximitĂ©, supers et hypers. J’accompagne mes clients, trĂšs rapidement dans un climat de totale confiance, dans leurs projets de dĂ©veloppement. Je suis trĂšs vite considĂ©rĂ© comme un membre Ă  part entiĂšre de leur organisation. Je suis en phase finale de crĂ©ation de la plateforme web de service aux points de vente Store Booster. Le lancement devrait ĂȘtre concrĂ©tisĂ© en fin d’annĂ©e. Alors que l'on vous prĂ©sente souvent comme le Etchebest du commerce » et que vous ĂȘtes spĂ©cialisĂ© dans l' optimisation des points de vente », qu'est-ce qui vous a amenĂ© Ă  vous intĂ©resser aux circuits courts ? Je suis en effet un des rares spĂ©cialistes de l’optimisation de points de vente qui a cette vision globale en France. J’agis et interagis sur tous les leviers de rentabilitĂ© disponibles en point de vente connaissance client et relation avec le client, parcours client, plans de masse, merchandising, assortiment, prix de vente, dynamisme commercial et communication, management, gestion des flux, formations mĂ©tiers, organisation du magasin, animation des conseils d’administration, management
 Ensuite, ce sont mes clients qui depuis un an et avec la plus grande sympathie me surnomment le Etchebest du commerce ». Je travaille en totale confiance avec eux. Certains me laissent littĂ©ralement les clĂ©s de leur entreprise. Ce surnom vient du fait que j’ouvre les esprits, je crĂ©e de la valeur, j’accompagne, reste Ă  leurs cĂŽtĂ©s. Je fais avec mes clients en leur apprenant Ă  faire. Mes actions produisent du rĂ©sultat ça marche ». Enfin ce sont mes enfants qui m’ont indirectement poussĂ© Ă  m’intĂ©resser aux circuits courts. Je tiens Ă  donner un avenir Ă  mes enfants, pas Ă  leur laisser le ticket de caisse de mon passĂ© parce que je n’aurai pensĂ© qu’à moi maintenant. Je n’imagine pas leur transmettre cette Terre sans faire ce que je peux pour aider les filiĂšres raisonnĂ©es, durables et courtes Ă  se dĂ©velopper afin de mieux rĂ©pondre Ă  leurs consommateurs. Les solutions de filiĂšres raisonnĂ©es sont bel et bien l’avenir le plus sĂ©rieux qui nous attend. Notre avenir et celui de nos enfants est bien entre nos mains alors pour changer le monde, commençons par changer nous-mĂȘmes. Changeons ce qui est Ă  notre portĂ©e. Quelle est votre dĂ©finition du circuit court ? Le circuit court dispose au plus d’un seul intermĂ©diaire. En circuit court, il est comprĂ©hensible que le producteur ou tout au plus un intermĂ©diaire coopĂ©rative agricole, distributeur
 vende ses productions agricoles au consommateur final. Un producteur, n’étant pas un commerçant, a besoin d’un soutien commerçant dans son magasin. Les magasins de producteurs ne disposant pas de ce soutien se rendent vite compte de leurs lacunes. Les dĂ©fauts, les erreurs apparaissent et se paient trĂšs rapidement pour que peu de temps aprĂšs l’ouverture du magasin l’euphorie s’efface devant les problĂšmes. Il ne suffit pas de dĂ©cider d’ouvrir un magasin de producteurs ni de l’ouvrir n’importe oĂč et n’importe comment pour qu’il fonctionne. Les ingrĂ©dients du succĂšs se profilent de maniĂšre forte mais ils ne sont pas perçus par le monde agricole. Ce sont des ingrĂ©dients commerciaux et ce monde-lĂ  n’est pas outillĂ© pour les percevoir de maniĂšre prĂ©cise. Ensuite bien que souhaitant consommer local, le consommateur ne pardonne pas aux magasins de producteurs qu’ils fassent les mĂȘmes erreurs, voire de pires, que la grande distribution. Le consommateur attend de ses producteurs qu’ils le lui rendent bien. L’important pour ces producteurs est de devenir des commerçants puis des commerçants meilleurs que les autres en interdisant l’achat-revente. Circuits courts un nĂ©cessaire positionnement sur le fermier, le local et la qualitĂ© D'aprĂšs vous, pourquoi les consommateurs français semblent plĂ©bisciter les circuits courts depuis quelques annĂ©es ? En disant circuits courts », le consommateur associe aisĂ©ment les idĂ©es de fermiers », de local », de qualitĂ© » du produit ou des mĂ©thodes de production. Un rĂ©el mĂ©li-mĂ©lo de ces idĂ©es apparaĂźt dans nos esprits lorsqu’on en prononce l’une d’elles. Il me parait opportun de faire un point de ces quelques dĂ©finitions qui se confondent. Cela nous aidera Ă  trouver le positionnement le plus favorable et qui sera perçu favorablement par le consommateur. Un circuit court, c'est un mode de commercialisation qui se dĂ©finit soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, Ă  condition qu'il n'y ait qu'un seul intermĂ©diaire. Concernant les produits fermiers, il n'existe pas de dĂ©finition rĂ©glementaire applicable Ă  tous. C’est quoi un produit fermier pour vous ? On peut lire fermier-Ă©levĂ© en plein air » ou fermier-Ă©levĂ© en libertĂ© », fabriquĂ© selon les techniques traditionnelles, par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu mĂȘme de celle-ci »  Le code des usages de la charcuterie prĂ©cise que le terme fermier » s'applique Ă  des produits fabriquĂ©s Ă  la ferme, avec des viandes d'animaux Ă©levĂ©s Ă  la ferme. La jurisprudence a fixĂ© les grands principes pour une utilisation non mensongĂšre de ce terme. Elle prĂ©conise des mĂ©thodes de production traditionnelle dans un circuit intĂ©grĂ© Ă  la ferme, en indiquant que les produits doivent provenir principalement de l'exploitation mais Ă©galement des fermes voisines si l’exploitation conserve un contrĂŽle direct sur les produits traçabilitĂ©. En revanche, peu importe les modalitĂ©s de commercialisation et le statut juridique de l'exploitation. Local n’a pas plus de dĂ©finitions que celles du Larousse, des chartes d’engagement de magasins de producteurs en vente directe ou des labels biens identifiĂ©s AOC, AOP, IGP
 Car qui peut se dĂ©clarer plus local qu’eux ? Par local, entendons-nous uniquement des distances rĂ©duites entre le producteur et le consommateur ? C’est le sens que le consommateur lui donne et que j’utiliserai. La dĂ©finition du mot local a toujours Ă©tĂ© bien complexe et sujette Ă  nombre d’interprĂ©tations. Il devrait ĂȘtre intĂ©ressant de faire dĂ©crire par les consommateurs ces notions de local, fermier et circuit courts, car ces termes s’adressent bien entendu Ă  leurs consommateurs. Ce sont leurs cibles. Les Ă©couter et rĂ©pondre Ă  leurs attentes, c’est gagner. Savez-vous s'il existe des dĂ©finitions plus prĂ©cises ailleurs ? Par exemple les Canadiens ont toujours adorĂ© leurs fruits et lĂ©gumes. Dans l'ancienne politique, le Canada, interprĂ©tait les termes local », cultivĂ© localement » et autres termes similaires comme signifiants 1 que l’aliment avait Ă©tĂ© fabriquĂ© dans un rayon de 50 km de l'endroit oĂč il Ă©tait vendu, 2 que l’aliment provenait de la collectivitĂ© locale par exemple la municipalitĂ© oĂč il Ă©tait vendu ou d’une collectivitĂ© locale adjacente. Le Canada, qui rĂ©alise un examen des rĂšglements d’étiquetage notamment sur l'utilisation du terme local » et n’arrivant pas Ă  dĂ©finir le terme local », a adoptĂ© une politique provisoire qui permet son utilisation pour les aliments produits dans la province ou le territoire oĂč ils sont vendus, et les aliments vendus dans d’autres provinces ou territoires dans un rayon de 50 km de la province ou du territoire d'origine. En France on rĂ©alise une approche rĂ©gionale privilĂ©giĂ©e et depuis 2002, des modalitĂ©s de contrĂŽle de la qualitĂ© adaptĂ©es pour les ventes dans un rayon de 80 km autour de l’exploitation tendant Ă  devenir 200 km dans les zones rurales peu denses en habitation. Comment est ressentie la qualitĂ© du produit par le consommateur ? La qualitĂ© c’est l’aspect, maniĂšre d'ĂȘtre de quelque chose, ensemble des modalitĂ©s sous lesquelles quelque chose se prĂ©sente ou alors c’est chacun des aspects positifs de quelque chose qui font qu'il correspond au mieux Ă  ce qu'on en attend. Par qualitĂ©, j’entends qualitĂ© environnementale, hygiĂšne qualitĂ©, et qualitĂ© du produit. La qualitĂ© environnementale c’est la rĂ©duction des dĂ©chets, du gaspillage, de la pollution et l’amĂ©lioration des mĂ©thodes de production. L’hygiĂšne qualitĂ© ce sont les principes visant Ă  conserver la santĂ©. La qualitĂ© du produit c’est son apprĂ©ciation par les consommateurs. Il est essentiel, pour ĂȘtre perçus correctement, que les circuits courts se positionnent clairement et fortement sur ces idĂ©es de fermier, de local, et de qualitĂ©. Quels sont les arguments des circuits courts pour les consommateurs, et pour les producteurs ? Les circuits courts, longtemps cantonnĂ©s Ă  quelques cercles d’érudits, sont dĂ©sormais sortis de la marginalitĂ©. Ils correspondent Ă  une nouvelle attente des consommateurs, que les crises sanitaires, climatiques et Ă©conomiques accentuent. Ceux-ci sont en demande croissante de produits de terroirs, d’aliments bio et de produits locaux. Avant tout, ils recherchent des produits frais, de meilleur goĂ»t, une excellente traçabilitĂ©, le tout Ă  des prix raisonnables et justes. Ensuite viennent d’autres critĂšres qui donnent du sens Ă  l’acte d’achat. Soutenir l’économie locale, favoriser l’emploi ou encourager des valeurs plus environnementales contribuer Ă  limiter les Ă©missions de CO2 et prĂ©sentant une dĂ©marche Ă©co-responsable. Par ailleurs, l’activitĂ© de ces exploitations, qui suit davantage les saisons, est plus diversifiĂ©e que celles des exploitations traditionnelles. Cela tend Ă  les rendre moins vulnĂ©rables aux alĂ©as Ă©conomiques et climatiques. Cette relocalisation de l’économie rĂ©pond aux prĂ©occupations Ă©cologiques visant Ă  diminuer les dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques. Les produits vendus en circuits courts parcourent peu de distances, nĂ©cessitent moins d’emballage et de conditionnement. DĂ©velopper les circuits courts permettrait donc de rĂ©duire l’impact Ă©cologique du secteur agroalimentaire, responsable de 30 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Le transport, grand producteur de CO2, surtout par avion, est bien sĂ»r en cause. Mais il n’est pas seul. L’activitĂ© liĂ©e Ă  l’agriculture intensive a largement sa part de responsabilitĂ© en matiĂšre de pollution. Les productions vendues en circuits courts semblent plus souvent issues de pratiques alternatives, qu’il s’agisse de l’agriculture raisonnĂ©e ou de l’agriculture biologique gestion Ă©conome et Ă©quilibrĂ©e des ressources en eau, contribution de l’exploitation Ă  la protection des paysages et de la diversitĂ© biologique, maĂźtrise des intrants agricoles ainsi que des effluents et des dĂ©chets produits par l’exploitation
. Tout consommateur d’un circuit court vous le confirmera il est plus bĂ©nĂ©fique Ă  tous points de vue santĂ©, partage, lien social, impact sur l’environnement, 
 de consommer moins et mieux que l’inverse ! Le retour des circuits court est aussi caractĂ©ristique d’une redĂ©finition des volumes consommĂ©s et de leur frĂ©quence. En quoi ces ciruits courts correspondent Ă  un acte citoyen selon vous ? Les avantages de la commercialisation locale consistent aussi en des atouts socio-Ă©conomiques ancrage territorial de l’activitĂ© agricole, meilleure valorisation des produits par le producteur, rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur, et plus grande implication des acteurs publics et des habitants dans l’agriculture, comme des consommateurs dans leurs choix alimentaires. La consommation locale peut ainsi contribuer Ă  l’alimentation durable. Les consommateurs frĂ©quentent aujourd’hui les circuits courts pour rĂ©aliser un acte d’achat citoyen, durable, raisonnĂ© et porteur de sens, sain pour l’Homme et son environnement, responsable. A ce jour il est estimĂ© que plus de 21 % des exploitations agricoles ruches, fruits, lĂ©gumes, vignes, Ă©levage vendent en circuits courts et en particulier en vente directe recensement agricole, et que 25 % des consommateurs achĂštent en magasins de producteurs. Les "vrais" circuits courts et les autres
 Pouvez-vous nous parler de l'expĂ©rience Hop'La ! en Alsace qui semble vous tenir particuliĂšrement Ă  cƓur ? Hop’la ! en direct de nos fermes, quelle belle aventure ! Des producteurs qui deviennent de vrais commerçants, accueillants et dynamiques ! Le point de vente collectif Hop’la en Alsace est devenu un exemple en termes d’expĂ©rience rĂ©ussie de vente directe. Chez Hop’la le producteur reste propriĂ©taire de sa production jusqu’à la vente du produit. C’est de la vente directe avec zĂ©ro intermĂ©diaires. Les producteurs se sont rĂ©unis en coopĂ©rative qui gĂšre le magasin et dont l’objectif est simplement de couvrir ses charges. La structure ne doit pas faire de bĂ©nĂ©fices. L’ensemble des revenus revient aux exploitations membres de la coopĂ©rative. Les producteurs sont propriĂ©taires de leur magasin. Le producteur donne de son temps Ă  la vie du magasin collectif et Ɠuvre sur tous les fronts rĂ©assorts des rayons, accueil des clients, service aux stands, animations
. Hop’la a aujourd’hui clairement dĂ©fini son ADN 100 % fermier, 100 % local, 100 % qualitĂ©, 100 % confiance. Les producteurs se sont fortement engagĂ©s sur cette colonne vertĂ©brale. Hop’la, qui a trouvĂ© son identitĂ©, communique avec des tracts, des actions commerciales, du mĂ©cĂ©nat d’actions sportives ou associatives sur son bassin de consommation. Le magasin s’est organisĂ© de maniĂšre 100% locale et durable dans ses dĂ©marches de communication. Nous avons rĂ©ussi Ă  construire une filiĂšre locale imprimeur local engagĂ© dans l’environnement imprim’vert, papier 100% recyclĂ©, agence communication Ă  deux pas du magasin. Hop’la a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par le Fond’Action Alsace en obtenant le premier prix dans la catĂ©gorie "Ă©conomie". Hop’la est visitĂ© trĂšs souvent par de nouveaux projets en crĂ©ation, des projets français, allemands et hollandais. Et oui, l’Allemagne Ă©cologique, bio et durable est en retard sur les circuits courts français ! Avec un tel dynamisme et un tel succĂšs il Ă©tait devenu difficile pour certaines exploitation d’approvisionner le magasin. Des limites de production sont atteintes. Hop’la s’est organisĂ© pour intĂ©grer de nouveaux producteurs, validĂ©s par la coopĂ©rative et ses valeurs, pour pouvoir continuer Ă  satisfaire la demande de ses clients. Y a-t-il d'autres expĂ©riences de ce type que vous avez accompagnĂ©es ? Je travaille aussi avec Couleurs Paysannes Ă  Manosque sous forme de missions ponctuelles. Ils possĂšdent deux magasins de vente directe. Le principe de fonctionnement est quasiment le mĂȘme qu’Hop’la producteurs rĂ©unis au sein d’un point de vente collectif en vente directe. Et il y a la Ferme Saint Ulrich en rĂ©gion de Strasbourg, un producteur laitier que j’accompagne au repositionnement, Ă  la refonte de sa gamme de produits laitiers d’une rare qualitĂ©. J’ai Ă©galement accompagnĂ© un producteur de fromages bio en Lorraine. J’ai rĂ©cemment entamĂ© un partenariat avec Marchands des 4 Saisons, une toute nouvelle enseigne trĂšs dynamique. C’est un drive fermier de 150 points de collecte qui ouvre ses premiers points de vente physiques. C’est une belle aventure qui commence. Qu’est-ce qui diffĂ©rencie Hop’la d'autres initiatives comme Frais d'ici d’In Vivo par exemple ? Pour bien comprendre les diffĂ©rences entre Frais d’Ici ou d’ailleurs », Les Halles de l’Aveyron », O’Tera », Hop’la » et Couleurs Paysannes » il me parait important de synthĂ©tiser les principales clĂ©s de ces enseignes. Ndlr 10 tableaux ci-dessous, l'interview se poursuit ensuite On comprend ici que des multinationales, de trĂšs grands groupes agricoles et des enseignes typĂ©es GSA s’engouffrent dans ce crĂ©neau porteur en jouant avec les notions de local, fermier, circuits courts. Il ne suffit pas de l’afficher, mais de bien le faire comprendre au consommateur. Ces grands groupes ont compris l’importance d’ĂȘtre commerçant et leur avance sur les producteurs en vente directe se regroupant sous un mĂȘme toit, le point de vente collectif. Un phĂ©nomĂšne appelĂ© Ă  se dĂ©velopper Ă  condition de respecter quelques clĂ©s de rĂ©ussite Ce type d'enseignes va-t-il se multiplier sur le territoire français ou cela va-t-il rester des expĂ©riences ponctuelles ? Ce type d’enseignes va effectivement se dĂ©velopper car il correspond Ă  de grandes et profondes tendances de consommation et Ă  un grand espoir des agriculteurs. Ces initiatives seront pĂ©rennes avec des producteurs devenus commerçants, assez nombreux et variĂ©s pour assurer eux-mĂȘmes la vente de leur production, en vente directe. Il est essentiel de quitter l’outil du champ pour se tourner vers son client et accepter ses attentes. Il est essentiel d’admettre la concurrence et de se battre commercialement. La concurrence sera rude entre enseignes locales ». Et est-ce que cela va concerner aussi des grandes agglomĂ©rations ou mĂȘme la rĂ©gion parisienne ou est-ce plus difficile Ă  mettre en place dans ces territoires de fait plus Ă©loignĂ©s des lieux de production ? Les grandes agglomĂ©rations ne sont jamais trĂšs loin des champs. Les initiatives rĂ©ussies des points de vente collectifs sont proche des logements, Ă  la frontiĂšre entre la ville et la campagne placĂ©es en zones pĂ©riurbaines ou villes de taille moyenne. Les petits magasins de centre-ville ont plus de mal Ă  fonctionner. Un assortiment de petite taille doit absolument ĂȘtre efficace. Il est prĂ©fĂ©rable de faire porter ces petits magasins par un magasin plus grand. Les points de vente collectifs ont effectivement des difficultĂ©s Ă  pĂ©nĂ©trer et livrer Paris. De par ces contraintes logistiques, le point de vente qui y arriverait aurait beaucoup de mal Ă  tenir la promesse du consommer local ou alors en petites quantitĂ©s sur des produits d’ultra frais. Soit les choix se reporteront sur des produits Ă  DLUO plus longues pour maĂźtriser la dĂ©marque, et le cercle vicieux est en route, soit il devra changer ses approvisionnements, sortir de la vente directe et peut-ĂȘtre mĂȘme des circuits courts, pour devenir un spĂ©cialiste produits frais. Ce serait une mutation de magasins locaux en spĂ©cialistes des produits frais type Grand frais vendant banane et ananas. La frontiĂšre est trĂšs poreuse entre spĂ©cialiste produits frais » et magasin de produits locaux axĂ© qualitĂ© ». Est-ce que d'un point de vue commercial, les enseignes spĂ©cialisĂ©es dans les circuits courts sont des rĂ©ussites ? C’est bien le consommateur qui fera ses choix au final. Alors que souhaitera-t-il ? Que choisira-t-il entre des multinationales agricoles dans lesquelles la traçabilitĂ© n’est pas meilleure pour remplacer les enseignes de distribution ou des points de vente collectifs en vente directe oĂč il connait le producteur et l’origine du produit qu’il achĂšte avec les garanties de l’interdiction de l’achat-revente ? Ce consommateur nous dessine aujourd’hui ses attentes, le modĂšle qu’il prĂ©fĂšre. Il s’agit bien du point de vente collectif en vente directe. Tous les indicateurs concernant ces magasins sont au vert clair ! On remarque ainsi que le modĂšle du point de vente collectif regroupe tous les atouts. Des ratios commerciaux hors normes, une attractivitĂ© dĂ©fiant les plus grands hypers, une organisation du monde agricole autour du magasin qui se profile prĂ©cisĂ©ment, une implantation dĂšs les zones les moins peuplĂ©es
 Et quels sont les ingrĂ©dients du succĂšs d'aprĂšs vous pour ces magasins ? Les enseignes de vente-directe sont les spĂ©cialistes de la relation producteur-consommateur qui assurent le moins d’intermĂ©diaires et la traçabilitĂ© la plus simple. L’environnement 1 ne pas s’opposer aux grandes surfaces alimentaires, en ĂȘtre complĂ©mentaire car le client vient de la GSA dentifrice, piles Ă©lectriques,
, 2 ĂȘtre proche des exploitations agricoles, 3 une implication forte du magasin dans son bassin de consommation mĂ©cĂ©nat associations, sport
. Le point de vente 1 entre 350 et 900 mÂČ, 2 se situant dans les zones de plus de 45 000 habitants, 3 en zone pĂ©riurbaine sur les axes travail-domicile urbaine possible si un point de vente pĂ©ri-urbain soutient l’urbain ou avec des casiers de retrait, points de retraits drive fermier
, 4 avec 2 000 Ă  3 000 rĂ©fĂ©rences, 5 avec une offre la plus large possible mais limitĂ©e par le caractĂšre local et saisonnier des produits une offre de spĂ©cialiste des produits locaux Il est important d’avoir tous les produits qui se produisent localement. Le magasin collectif doit devenir le magasin primaire sur le panier frais de sa zone de chalandise, 6 des rĂ©serves consĂ©quentes 1mÂČ de surface de vente = 1mÂČ de stockage rĂ©el hors zones de passage, 7 un parking consĂ©quent 100 places pour 400mÂČ env., 8 accompagner le dĂ©veloppement de ces points de vente sur le territoire pour limiter les effets de concurrence interne », 9 la prĂ©sence des producteurs en magasin, 10 le point de vente collectif doit se faire accompagner sur le commerce et l’hygiĂšne qualitĂ©. Il reste Ă  construire les diffĂ©rentes typologies de magasins proximitĂ©, super, urbain, pĂ©ri-urbain et rural. Les engagements autour d’une une Ă©thique musclĂ©e 1 tenir des engagements de production et d’origine 100 % du producteur la vĂ©ritĂ© sur l’origine des produits, 2 interdire et punir l’achat-revente, 3 produire en prĂ©servant l’environnement, 4 soutenir les exploitants dans leur dĂ©veloppement commun avec le territoire de leurs consommateurs, 5 dĂ©terminer les coĂ»ts de revient des productions il est essentiel que l’exploitation agricole maĂźtrise sa gestion pour qu’elle soit pĂ©renne. Aujourd’hui les magasins collectifs observent encore trop les prix pratiquĂ©s par les grandes surfaces pour dĂ©terminer les leurs. La maĂźtrise des coĂ»ts de revient leur permettra d’effacer les effets prix des marchĂ©s internationaux et de proposer rĂ©ellement le juste prix gagnant-gagnant. Cet engouement pour les circuits courts chez les consommateurs est-il durable ou bien est-ce l'effet de leur rĂ©action face Ă  diffĂ©rentes crises liĂ©s Ă  l'alimentaire crises sanitaires ou de confiance type viande de cheval, voire un effet de mode ? Les crises alimentaires sont en effet des dĂ©clencheurs. Elles concernent principalement le milieu de l’élevage. Elles ont soulevĂ© les questions sur l’origine des produits, la traçabilitĂ©, les modes de production. A chaque crise alimentaire animale le taux de vĂ©gĂ©tariens augmente. Le consommateur recherche des garanties fortes concernant l’origine des produits qu’il consomme. Les crises climatiques sont aussi des dĂ©clencheurs. Le consommateur est plus sensible aux effets environnementaux, Ă  la pollution. Ce sujet concerne l’ensemble de l’agriculture du maraĂźchage Ă  l’élevage en passant par le transport des produits avions, bateaux, camions
. Le consommateur rĂ©agit fortement lorsqu’il s’agit des conditions d’élevage. Il n’accepte plus des conditions d’élevage ou d’abattage ne respectant pas l’animal. Ces sujets sont d’ailleurs Ă©vitĂ©s dans la communication des grandes marques alimentaires. Par exemple nous ne voyons pas la phase d’abattage dans la pub MacDo qui prĂ©sente la fabrication de son steak hachĂ©. L’animal devient steak aussi simplement qu’en tournant une page d’un livre. Les crises Ă©conomiques sont aussi des dĂ©clencheurs importants. Le consommateur est sensible Ă  la problĂ©matique du chĂŽmage. Pourquoi produit-on ailleurs si on peut le faire ici avec les personnes que l’on cĂŽtoie et qui cherchent Ă  travailler ? La lecture de toutes ces problĂ©matiques est difficile en grandes surfaces. L’étiquetage est compliquĂ©, l’origine n’est pas suffisamment claire. Cela prend beaucoup de temps au consommateur d’y porter attention. Cette lecture est trĂšs claire lorsqu’il s’agit de la vente directe ou d’un point de vente collectif. Ces tendances sont des tendances de consommation de fond. Elles ont quittĂ© les courants parallĂšles et Ă©litistes pour s’ancrer de maniĂšre durable dans l’esprit des gens. Le consommateur devient responsable. Il prend conscience de l’importance de son acte d’achat. Certains l’appellent le Consomm’acteur, d’autres le Locavore, d’autres encore le consommateur citoyen. Il est en recherche de garanties sanitaires et de vĂ©ritĂ©. Ces tendances sont bien installĂ©es, appuyĂ©es par la crise. Elles rĂ©vĂšlent de profonds changements des modes de consommation qui n’ont rien Ă  voir avec des effets de mode. Elles rĂ©vĂšlent un avenir prometteur pour les hommes. Enfin, quel est l'intĂ©rĂȘt des producteurs agricoles dans ce dĂ©veloppement des magasins spĂ©cialisĂ©s dans les circuits courts ? Les atouts des circuits courts pour les producteurs agricoles sont les suivants 1 une marge supĂ©rieure et de meilleurs revenus, 2 une diversification des sources de revenu, 3 une sĂ©curisation des dĂ©bouchĂ©s, 4 une diminution des risques, 5 une qualitĂ© de vie et une indĂ©pendance, 6 de nouvelles compĂ©tences, 7 une valorisation des producteurs et de leurs conjoints, 8 des retours des clients, une notoriĂ©tĂ© / rĂ©putation / reconnaissance, et 9 une ouverture aux autres. Il existe cependant des limites 1 des investissements parfois importants, 2 cela demande du temps, de la disponibilitĂ© vente au magasin, Ă  la ferme, 3 des dĂ©placements, un entretien de la clientĂšle, 4 la gestion d’une gamme de produits et de services, une organisation du travail, 5 un chiffre d’affaires variable avec un risque de pertes, 6 les exigences de la clientĂšle, 7 un accĂšs parfois limitĂ©, la saturation de certaines zones, la concurrence, 8 un manque de visibilitĂ©, 9 une logistique insuffisante / Ă©conomies d’échelle, 10 la capacitĂ© et la volontĂ© du producteur d’évoluer, et 11 la capacitĂ© du producteur Ă  se faire conseiller. En savoir plus site de SĂ©bastien Pelka, biographie de SĂ©bastien Pelka, plateforme web de services aux points de vente, magasin de producteurs Hop’la ! en Alsace, site de la ferme Saint Ulrich en Alsace, site de Couleurs Paysannes dans les Alpes de Haute-Provence, site des marchands des quatre saisons, page du site du ministĂšre de l’Agriculture consacrĂ©e aux circuits courts qui contient aussi la dĂ©finition qui en est donnĂ©e ici, rapport du Think tank agroalimentaire publiĂ© en juin 2015. Les photos qui illustrent cet article ci-dessous ont Ă©tĂ© fournies par SĂ©bastien Pelka son portrait, Hop'la ! , et Couleurs paysannes.